Nano armes = 3ème Guerre Mondiale?
UTILISATIONS MILITAIRES DES NANOTECHNOLOGIES
| Bien que le débat autour des nanotechnologies porte principalement sur leurs applications dans l'informatique et la médecine, leurs applications militaires ne suscitent pas l'attention qu'elles mériteraient, alors qu'elles occupent une place de plus en plus grande dans la stratégie militaire. |
Problématique
Le risque qu'une telle écophagie soit provoquée à dessein par des intentions malignes apparaît considérable. Le continent à explorer, ici, est immense et d'une grande complexité: c'est le bouleversement que le développement des nanotechnologies entraînera dans la conception des armements, donc dans les conditions des guerres futures, donc de la défense, et donc dans la géopolitique. Il ne faut pas se cacher que les sommes gigantesques aujourd'hui englouties dans les recherches constituent déjà un nouveau chapitre de la course aux armements. Cette course a déjà démarré très fort, et nul ne voit comment elle pourrait être régulée, encore moins arrêtée.
La configuration, ici aussi, est absolument inédite et requiert de nouveaux outils de réflexion et d'analyse. Les armes basées sur les nanotechnologies seront des armes de destruction massive à une échelle que le nucléaire, le chimique et le biologique (NCB) ne peuvent prétendre atteindre. Et cependant:
1) Contrairement aux armes NBC, les armes basées sur les nanotechnologies seront très facilement accessibles à de petites puissances ou des groupes terroristes puisque les techniques seront répandues partout, présentes dans tous les secteurs de la vie économique et sociale. Même si le nucléaire civil et le nucléaire militaire ont entretenu des rapports étroits, il y a incommensurabilité entre les deux configurations. La dissémination sera donc la donnée de base.
2) Les armes basées sur les nanotechnologies rendront inopérante la logique de la dissuasion et un "équilibre de la terreur" sera tout simplement impensable. Dans la configuration dite de "destruction mutuelle assurée" (MAD), ou, mieux, de "vulnérabilité mutuelle" propre à la dissuasion nucléaire, chaque nation offre aux possibles représailles de l'autre sa propre population en holocauste. La sécurité y est fille de la terreur.
Si l'une des deux nations se protégeait, l'autre pourrait croire que la première se croit invulnérable et, pour prévenir une première frappe, frapperait la première. Les sociétés nucléaires se présentent comme à la fois vulnérables et invulnérables. Vulnérables, puisqu'elles peuvent mourir de l'agression d'un autre; invulnérables, car elles ne mourront pas avant d'avoir fait mourir leur agresseur, ce dont elles seront toujours capables, quelle que soit la puissance de la frappe qui les fait s'effondrer. Toute première frappe est donc suicidaire. Or c'est cette configuration que la mise au point des armes basées sur les nanotechnologies va profondément bouleverser. La possibilité d'une première frappe qui détruise entièrement l'ennemi sans se retourner contre soi devient concevable, en particulier parce qu'il est possible d'ajuster l'attaque "écophage" aux caractéristiques génétiques de l'ennemi. Par ailleurs, les matériaux nanotechnologiques devraient permettre de concevoir des boucliers enfin efficaces. Ces deux traits suffiraient à établir que la course aux armements de destruction massive basés sur les nanotechnologies sera sans limite .Ici aussi, l'étude devra soigneusement analyser et évaluer la pertinence de ces arguments.
(Source: ezboard.com)
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