Les Acteurs Pour au niveau international :
- Les Etats-Unis sont à la pointe de la R&D sur les nanotechnologies militaires. En fait, l'armée américaine a commencé à s'y intéresser dans les années 80, avec un intérêt particulier pour la micro-électronique submicronique et les microscopes-sondes à balayage. En 1996, les nanotechnologies étaient reconnues comme un des six domaines de recherche stratégiques pour la défense. De ce fait, entre 25 et 30 % des fonds affectés à la National Nanotechnology Initiative (NNI) depuis sa création en 2000 ont été alloués au ministère de la Défense. En 2005, il devrait recevoir 276 millions de dollars à ce titre, tandis que le département de la Sécurité intérieure recevra de son côté une enveloppe supplémentaire d'un million de dollars ce qui représente près de 28 % de l'ensemble du budget américain pour les nanotechnologies. La R&D militaire américaine se concentre sur la mise au point de capteurs miniatures, sur les processeurs à grande vitesse, les véhicules de combat télépilotés, l'amélioration de la formation en réalité virtuelle et le développement des performances humaines.
- Le ministère de la Défense britannique a aussi un programme de R&D sur les nanotechnologies auquel il consacre environ 1,5 million de livres sterling chaque année. Or, il considère que, dans le cas britannique, le développement des nanotechnologies doit répondre à des impératifs commerciaux plutôt que militaires. Les dépenses relatives aux nanotechnologies représentent 0,35 % du budget annuel de la recherche scientifique militaire britannique et sont bien inférieures à celles du ministère du Commerce et de l'Industrie.
- La Suède a investi 11 millions d'euros en cinq ans dans la R&D sur les nanotechnologies militaires.
- L'Union européenne a inscrit à son budget 2004-2006 la somme de 65 millions d'euros pour le développement du potentiel industriel européen dans la recherche en matière de sécurité. Même si les nanotechnologies ne sont pas explicitement nommées, certains domaines pourraient relever en partie des nanotechnologies.
- Le parlement allemand a lui aussi entamé un débat sur les nanotechnologies. En 2004, la Commission de l'éducation, de la recherche et de l'évaluation des répercussions technologiques du Bundestag a publié une vaste étude sur les nanotechnologies réalisée par le Bureau d'évaluation des conséquences technologiques du Bundestag. Un des chapitres de ce rapport traite des possibilités d'utilisation des nanotechnologies à des fins militaires. Il conclut que, bien que des risques graves pour la sécurité semblent improbables dans l'immédiat, il serait judicieux d'intensifier la coopération internationale dans diverses initiatives dans ce domaine, notamment dans le contrôle des armements. De plus, si les scientifiques ne peuvent démontrer l'impossibilité d'une vision d'avenir peuplée de nanorobots autoréplicants, d'autres mesures de prévention s'imposeront, comme l'interdiction de la production de systèmes nanotechnologiques capables de s'autorépliquer dans le milieu naturel. Un groupe important de députés allemands a préparé une motion appelant l'exécutif à porter une attention particulière au développement des nanotechnologies. Son texte souligne notamment la nécessité d'entamer "un débat sur le thème du contrôle des armements dans le domaine des utilisations militaires des nanotechnologies et d'étudier les avantages d'un renforcement de la coopération internationale entre les différentes initiatives dans le domaine des nanotechnologies dans le cadre des politiques afférentes au contrôle des armements." Enfin, il soulignait "la pertinence de la question de savoir si un éventuel détournement des nanotechnologies pouvait être évité par des mesures préventives de contrôle des armements."
- La Chine, devrait acquérir la stature d’un acteur mondial du premier plan. En attendant, la montée en puissance militaire du pays l’autorisera à jouer un rôle régional déterminant dans le triangle nucléaire Chine/Inde/Pakistan, où elle devra cependant compter avec l’Inde, qui affiche une ambition fondée à devenir une grande puissance.
- Pour la Russie, il est peu probable, au moins dans les deux décennies à venir, et malgré les enjeux pétroliers d’Asie centrale, qu’elle soit la source de crises internationales majeures.
- Enfin le rôle d’un certains acteurs régionaux, dans les pays d’Asie et du Moyen-Orient par exemple, sera également déterminant pour l’équilibre de l’ensemble européen, et même du monde.
(Source: www.nato-pa.int NATO Parlimentary Assembly: www.obsarm.org Observatoire des transferts d'armements/CDRPC)
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